Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.


Repérée sur Google Maps, je ne m'attendais pas à grand chose en venant explorer cette maison. Mais on ne sait jamais, pas vrai ? Ainsi, par un matin très ensoleillé, je me retrouvai devant cette vieille bâtisse noyée dans la végétation, et entourée de champs dorés. Ambiance sonore on ne peut plus calme : pas un bruit, pas un chant d'oiseau, rien à part un bruit de voiture passant sur la route à coté toutes les dix minutes. Une impression d'isolement assez forte, enfin pas complètement non plus, car juste en face de la maison se trouve un hameau n'ayant (heureusement) aucun lien avec le lieu que je suis venu visiter. Contemplant le fruit de ma recherche, je sors mon matériel et enjambe ronces et orties au fur et à mesure que j'approche du portail, que personne ne semble avoir traversé depuis un bout de temps.



L'intérieur de la maison est vide à part quelques détritus ici et là indiquant que la bâtisse a été squattée quelque temps. Les papiers peints bien kitch indiquent que le lieu est à l'abandon depuis un bon moment. Entièrement plongée dans l'obscurité, je dois avouer que je ne me sens pas très rassuré d'être seul ici. Dans le salon un rayon de lumière m'indique la prochaine étape de ma visite : un escalier menant à l'étage. Contrairement à ce que je m'étais figuré en arrivant sur place, la maison ne comporte pas de niveau supérieur. Où me mène alors cet escalier ? Le grenier ? Allons voir !

Depuis quand le courant a-t-il été coupé ? Aucune idée.

A l’étage je découvre une pièce unique, elle aussi vide comme le reste de la maison, mais contenant encore quelque chose de plutôt joli : plein de petites images de motos accrochées aux murs, ainsi que deux posters de joueurs de foot (Platini et Rocheteau). Rocheteau ayant arrêté de jouer en 1989, et Platini en 1987, ça donne une idée de quand date l’abandon de la maison. Au sol, le plancher de la chambre fait un peu peur. Curiosité : cette pièce est située à l’étage, mais en-dessous il n’y a rien : pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle de bain : juste un espace vide et plongé dans le noir, comme un vide sanitaire.



Au ras du sol je tombe sur un autre poster, mais différent des autres. «Science Fiction» est écrit distinctement en haut à gauche, et le visuel est fantaisiste : neuf pyramides incas dorées (reliées par des ponts) flottent dans l’espace. Par un effet de symétrie inversée, les pyramides ressemblent à des sortes de toupies. La quantité de planètes autour des toupies/pyramides laisse supposer que l’artiste a abusé de certains produits prohibés. Sous ces temples, cinq visages à priori paisibles (et portant une marque de trèfle sur le front) contemplent le spectateur. Les habitants des temples ? Probablement. On distingue un pont indiquant qu’ils viennent à notre rencontre. Une rencontre venue du cosmos ? Détail ultime : le poster est situé pile au-dessus de la prise du téléphone. ET téléphone maison ? C’est sur cette curieuse vision que se conclut cette rapide visite.





La vue aérienne la plus ancienne que j’ai pu trouver montre que la maison était déjà là en 1949. Détail sympa : il y avait sur sa droite une allée de 12 arbres.

Ci-dessous une vue de 1966. L’allée des 12 arbres a disparu.

Ci-dessous une vue de 1987, et montrant la maison à priori habitée puisqu’on semble deviner la présence d’une voiture garée devant la maison. Ce sera la dernière image à montrer le lieu «vivant».

Ci-dessous, plusieurs vues (1994, 2003, 2009, 2012 et 2014) montrant la maison abandonnée se faire peu à peu envahir par la végétation. La dernière vue est celle qui m’a motivé à venir voir cette maison de plus près.















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