Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.

Lorsque nous nous sommes dirigés vers le lieu, nous pensions devoir travailler un peu pour y accéder : escalader un mur, faire le tour du site en priant pour tomber sur un trou dans le grillage ou une fenêtre ouverte… Il n'en fut rien. A notre grand étonnement nous trouvons le portail largement ouvert. Nous jetons un coup d'œil vers ce qui semble être la maison du gardien : la maison est de toute évidence habitée, mais aujourd'hui il n'y a personne.







C'est donc un peu surpris que nous entrons un peu comme des rois par l'entrée principale. Chemin faisant nous passons devant quelques bâtiments, mais «On verra ça plus tard, dépêchons-nous de nous planquer dans le bâtiment principal avant que quelqu'un nous tombe dessus.» Nous avançons à pas rapides vers l'immense édifice, prenant quand même au passage des photos de ce que nous voyons autour de nous.



Au détour d'un virage je constate que tout le site n'est pas abandonné : une palissade fermée avec une chaine et un cadenas (tous deux récents) indiquent que la moitié du site fonctionne encore. Ateliers d'artistes ? Entrepôt ? Aucune idée. La frontière de cette partie «occupée» du site avec la partie à l'abandon est matérialisée par une rivière plutôt mignonne, avec juste à côté une vieille roue à aubes aujourd'hui à l'arrêt.





Nous continuons vers l'allée principale menant à un grand bâtiment à la façade assez somptueuse. L'ambiance dans cette allée est paisible au possible et le soleil de plomb cognant au-dessus de nos têtes donne crée une ambiance western pas déplaisante. Je sais que le lieu est vide, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a peut-être quelqu'un qui nous regarde depuis une des fenêtres (le cerveau travaille vite dans ce genre de lieu).





L'usine étant composée de grandes salles se ressemblant un peu toutes, nous ne nous éternisons pas trop dans chaque pièce, prenant en photo les endroits où il y a des choses qui nous paraissent intéressantes sans toutefois pousser la curiosité à fond (il y a peu de chances de trouver des choses magiques dans une vieille usine par rapport à la cave d'une vieille demeure endormie au fond des bois).




































Ces grands espaces sont toutefois assez sympas à explorer grâce au silence y régnant. Silence qui est tout à coup interrompu par le vrombissement de deux motos passant en trombe dans l'allée centrale. Nous nous regardons rapidement : deux motos de Police ? Après avoir jeté un coup d'œil par la fenêtre, fausse alerte, il s'agit juste de jeunes du coin qui font le tour de l'usine à fond la caisse.

































Nous terminons cette visite par d'autres bâtiments, plus petits, mais parfois intéressants comme cette salle contenant une cheminée qu'on croirait sortie d'un (court) passage du «Château dans le Ciel» de Hayao Miyazaki ce qui me donne l'idée de nommer l'usine d'après le nom de son personnage principal, Pazu.









Ci-dessous, des vues aériennes (1952, 1959, 1982 et 2002).







Ci-dessous, l'usine en 2016 et en 3D sur Google Earth.











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