Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.


Cette visite se passe un jour de pluie. Comme d’habitude, visiter un lieu abandonné avec ce genre de météo a ses avantages et ses inconvénients. Inconvénients : niveau photo, on aura des sortes de halos lumineux dans certaines pièces. Niveau confort, faire des photos d’extérieur sous la pluie n’est pas non plus super agréable. Les bruits de gouttes dans certaines pièces peuvent aussi pas mal faire flipper, ou carrément masquer les pas de quelqu’un venant à notre rencontre. Avantages : là par contre c’est pas mal : à priori personne n’aura l’idée de venir faire la même chose que nous vu la météo, du coup on risque d’être tranquille. Moins de passage, plus de sérénité… Finalement c’est pas mal, la pluie. Et marcher 1.5 kilomètres dans un champ boueux, quand on a pensé à prendre ses bottes, c’est un vrai plaisir. Traverser une forêt bien trempée, pareil. Alors si en plus on a un thermos de thé chaud dans son sac, prêt à servir, c’est le bonheur. Voilà pour l’état d’esprit de mon camarade de visite et moi-même alors que nous approchons du lieu que nous sommes venus visiter.



Encore caché derrière les arbres, c’est après une ou deux minutes de marche lente que nous discernons la silhouette du château. Même si l’architecture est assez basique comparée à d’autres lieux que j’ai pu visiter, le fait de se trouver face à un édifice de ce type encore en assez on état fait plaisir à voir. Fait plaisir à voir, certes, mais ajoute une petite dose d’adrénaline, car si le lieu est de toute évidence abandonné, on dirait que ça ne fait pas depuis très longtemps. La situation n’est donc pas du tout la même que si nous visitions une «vraie» ruine envahie par la végétation depuis plus de cinquante ans...

Scrutant la zone autour de nous, nous sommes étonnés de voir au loin quelque chose ressemblant à une entrée relativement facile, puis encore plus étonnés de constater une fois sur place que celle-ci nous permet d’entrer dans le château : enfin au sec !

Au sec dans un lieu assez vide, froid, et dans lequel résonnent des dizaines de sons de gouttes d’eau à cause de diverses infiltrations... Ces dégâts et l’état général du château nous laissent penser que le lieu n’est vraiment pas beaucoup visité. Quasiment pas de tags ou de casse, tout semble être la conséquence d’un manque d’entretien, comme tant de lieux visités auparavant. Ci-dessous, des images du rez-de-chaussée.









Montant à l’étage, les numéros inscrits au-dessus des chambres ne laissant aucune place au doute quant à la fonction médicale du lieu. La rampe d’accès à l’ascenseur au rez-de-chaussée était également un bon indice. Un peu partout, des chambres vides et sans âme. Les intempéries ont fait beaucoup de dégâts, certaines pièces n’ont plus de carreaux aux fenêtres, le vent et la pluie s’engouffrant sans aucune difficulté à travers les bâches plastiques déchirées. Face à un tel spectacle, on peut se demander si le lieu est encore viable.



















Une fois redescendus, nous repartons par là où nous sommes arrivés, et je me rends compte que je n’ai pas documenté la cuisine. Faisant des photos, je remarque des placards que je n’ai pas pensé à ouvrir. Surprise, l’un d’eux est rempli de bocaux ! Olives, cornichons, sauce… Pourquoi le château est-il entièrement vide SAUF ce placard ? Aucune idée, mais c’est typiquement ce qui me plait avec les endroits vides : tous ces bocaux ne seraient pas intéressants si le lieu était encore encombré d’objets (tables, chaises, décorations etc). Ici, faire une photo de ces bocaux a un sens, car il n’y a qu’eux, et ça me permet d’inventer un nom fictif au lieu. Jetant un oeil sur ces bocaux, une date de péremption apparait : 2012.






Après avoir jeté des coups d’œil un peu partout, nous nous dirigeons vers la deuxième partie de cette visite : il s’agit d’un deuxième bâtiment, moins intéressant que le premier, mais que nous tenons à inspecter, car c’est peut-être intéressant dedans. Y entrer n’est pas compliqué, et une fois au sec (de nouveau), nous commençons l’exploration de ce qui était à première vue le bâtiment du personnel travaillant au château. Personnel médical, mais aussi technique, administratif etc. Ici aussi, les intempéries ont fait des dégâts, et ici aussi il n’y a plus grand-chose à voir à part des papiers-peints kitch, des oiseaux sur du carrelage, une étoile de noël électrique et divers objets dans un carton…




































Pourquoi ai-je appelé ce lieu "Château aux Bocot" avec "bocaux" mal orthographié ? Réponse ci-dessous :






Après être sortis, nous nous attardons un peu autour du château visité avant, et découvrons une jolie fontaine, rappelant celle du Château à la Chaussure Verte. A coté de cette fontaine, de petits kiosques en très mauvais créent une ambiance étrange, particulièrement celui bien penché à cause du vent. Juste à coté, un joli puits nous tend les bras, et pile de l’autre coté, une surprise…








Ci-dessous, la surprise : une statue ! Et pas de n’importe qui, puisqu’il s’agit de la Vierge Marie. Encore en bon état malgré le temps, tomber sur elle fait plaisir. A l’abri sous son kiosque, Marie n’a pas eu à trop subir les assauts du vent, de la pluie, de la grêle etc. Quelques doigts lui manquent, mais son regard serein (et communicatif) est toujours présent. Comme si cette jolie vision n’était pas suffisante, au loin, derrière Marie, apparaissent de curieuses colonnes…







Ci-dessous, quatre colonnes, et quatre socles. Y’avait-il des statues sur ces socles auparavant ? Peut-être bien, difficile à dire. Le spectacle est en tout cas assez mélancolique, la pluie et le froid présents lors de cette visite accentuant cette impression. Regardant une dernière fois Marie, nous quittons les lieux. Fin de la visite !











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