Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.


Les photos présentées sur cette page furent prises lors de la deuxième visite de ce lieu, en compagnie d’Aude Le Gallou et Guillaume Fummi. Pourquoi lors de la deuxième visite ? L’explication est toute simple : lors de la première visite, une fois dans la partie du site où nous comptions prendre des photos, nous fûmes accueillis par un vigile, présent sur place car deux autres personnes étaient là : des architectes venus faire un relevé ! Bien que mis à la porte (ce qui est tout à fait dans la logique des choses) nous eûmes le temps de discuter avec le vigile, qui nous informa que le site serait bientôt réhabilité, ou du moins préservé, voire sécurisé en vue d’une possible reconversion. C’est quelque fois ça l’exploration urbaine : on vient, on se fait prendre, et on projette de revenir une deuxième fois en croisant les doigts pour que cette fois on puisse immortaliser le lieu que l’on est venu explorer…

Six mois plus tard, nous revoilà, prêt à retenter l’aventure, en priant pour que cette fois-ci tout se passe bien. L’accès au site est toujours aussi simple, et si nous ne sommes pas entièrement sûrs que nous pourrons accéder à la fameuse pièce que nous avions voulu photographier la première fois, nous sommes certains d’une chose : contrairement à la première fois où il faisait gris et où il pleuviotait, cette fois-ci le temps est au beau fixe ! C’est donc bien réchauffés par le soleil (de novembre, on ne va pas cracher dessus) que nous nous pénétrons dans l’enceinte du site. Bien que la discrétion soit importante je ne peux m’empêcher de documenter au smartphone les quelques 700 mètres que nous avons à parcourir avant d’entrer (pour la deuxième fois) dans la fameuse pièce où le vigile nous a cueilli la première fois. Ci-dessous les photos prises lors du très agréable petit périple nous menant sur place :









Ci-dessous, des photos prises à l’appareil photo en fin de visite, mais qui passent très bien comme si elles avaient été prises au tout début de la visite, afin de présenter un peu le lieu. Au loin, des cheminées faisant partie d’un autre site à l'abandon trônent fièrement comme des totems géants, symbole de la fonction industrielle de cette ville bien connu des amateurs d’exploration urbaine. En se retournant, et en avançant, on distingue un beau château d’eau que nous verrons en fin de visite avec de photos prises au drone. Est-ce que nous y sommes grimpés ? Certainement pas ! Enfin, la troisième photo montre (au centre) un bâtiment que nous ne visiterons pas lors de cette visite. Curiosité : la ligne à haute tension toute neuve et sans une seule trace de rouille tranche considérablement avec l’ambiance postapocalyptique du site, où tout n’est que rouille, murs sales et eaux polluées.





Ayant l’avantage d’être déjà venus quelques mois plus tôt, nous savons exactement par où passer pour atteindre la fameuse salle que nous comptons documenter. C’est donc facilement et surtout rapidement que nous entrons, en restant tout de même sur nos gardes : il s’agit de ne pas se faire pincer une deuxième fois ! Après quelques minutes à inspecter le lieu, à se poser, à écouter le silence, à croiser les doigts, nous constatons que nous sommes à priori tranquilles.

La séance de prise de photo commence alors pour Aude, Guillaume et moi. Et quoi de plus agréable que de documenter une telle salle quand le soleil est de la partie ? Seul petit défaut : je n’ai malheureusement pas grande chose d’intéressant à vous raconter sur la pièce où nous nous trouvons. Elle est gigantesque, elle est belle, et il devait y avoir pas mal de bruit quand toutes les machines installées dedans tournaient. La fonction de cette pièce ? La Centrale Energie. Ci-dessous, les photos prises dans la majestueuse centrale :



























Quand on est dans une pièce de cette taille, c’est (à mon sens) obligatoire de poser sur une photo pour donner l’échelle humaine. Après être grimpé un peu en hauteur dans le fond de la salle via des escaliers rouillés peu rassurants, j’installe mon appareil photo, le fixe bien, active le mode télécommande wifi, redescends, puis prends une photo en compagnie d’Aude et Guillaume. Le résultat me plait bien !

La visite continue en explorant le fond de la centrale. Différents angles, différents cadrages, différentes choses à voir… On pourrait rester une journée entière ici tellement il y a d’artefacts à contempler. Coup de cœur pour la console située en hauteur : de là on a une vue magnifique sur la salle. L’autre console située juste en-dessous est également très photogénique, nous la verrons plus loin. La dernière photo montre le «dessous» de cette immense salle (en fait le rez-de-chaussée) plongé dans le noir, extrêmement sale, un peu dangereux avec des débris ici et là, mais j’aime beaucoup son contraste avec le niveau supérieur.













Une fois la visite de la centrale terminée il y a encore beaucoup de choses à voir dans les petites salles situées à côté. Mais tout documenter prendrait un temps fou, donc voici quelques clichés qui donnent une idée de l’ambiance :







Enfin, voici la très belle salle de contrôle (photographiée en premier lors de cette visite). La lumière n’étant pas facile à capter à cet endroit, j’ai fait du mieux que j’ai pu ci-dessous mais ne suis pas entièrement satisfait. Peut-être ferais-je mieux lors d’une troisième visite, qui sait ?









Considérant que nous avons assez documenté la grande centrale endormie, nous ressortons et nous dirigeons vers l’immense bâtiment situé juste en face de celui dont nous venons de photographier l’intérieur. Massif, brutal et réellement impressionnant, nous décidons de ne pas l’explorer pour nous rabattre sur un autre, plus petit, situé juste derrière, afin de prendre des photos au drone depuis le sommet. Ci-dessous, des photos du curieux bâtiment :





Explorer l’immense bâtiment situé face à nous aurait été fantastique, mais le temps nous fait défaut, alors nous nous contentons de survoler le site avec nos drones afin de mieux rendre compte de la taille du site. Lors de mon survol j’ai la sensation d’évoluer au-dessus d’un champ de ruines après que deux armées se soient livré bataille. Partout, des éclats, des débris, des toitures endommagées… Aucune guerre n’est la cause de tout ceci, mais il y a tout de même des victimes : les ouvriers qui travaillaient ici au moment de la fermeture en 2008. Remarque : sur la première photo ci-dessous on distingue tout à gauche une tour de refroidissement. Lors d’une visite sur place en 2014 j’ai eu la chance de pouvoir la documenter (ainsi qu’une autre, bien connue). Cliquez ici pour voir le reportage que j’en ai tiré à l’époque.