La Filatura Ombrello
Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerai pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.
Voici un ancien site industriel à l’abandon visité lors d’un road trip avec Aude et Guillaume. C’est grâce à des amis explorateurs urbains que nous en avions eu la localisation de l’ancienne filature, et la visite s’avérait prometteuse vu tout le matériel qui restait sur place. Mais tout serait-il toujours là en 2026 ? Le site ne serait-il pas sécurisé, voire démoli ? Mystère. Après nous être garés à l’ombre de hauts sapins, et constaté que l’usine était toujours là, nous progressons via le point d’entrée que nous avons repéré sur Google Maps... Quelques pas plus loin, au bout d’un chemin de service, surprise : portail ouvert et aucun panneau nous interdisant l’accès au site.
Pas de temps à perdre : nous entrons et effectuons un rapide repérage avant de sortir notre matériel photographique. Une fois arrivé sans encombre au bout de l’usine, et ayant constaté que le site était fantastique, nous nous mettons à documenter les lieux. Pour ma part, c’est à l’accueil principal que je commence à photographier. Même si cette entrée ne paye pas de mine, je suis fasciné par ce qui est toujours là depuis la fermeture de la filature il y a une dizaine d’années : documents, clés, téléviseur, et même une magnifique photo d’archive !
Je me dirige alors vers toute la section administrative située derrière l’accueil : il reste encore énormément de choses, au point qu’on peut se dire que (quasiment) rien n’a été emmené lorsque la filature a fermé. Absolument partout, des archives, des cartons, des documents, du matériel… Pièces après pièces, bureaux après bureaux, toute la vie de l’usine est étalée là, prenant la poussière (et la pluie, à cause des infiltrations). Mention spéciale à l’escalier permettant d’accéder au bureau du patron, dont les marches sont recouvertes de centaines de papiers.
La suite s’annonce tout aussi intéressante : dans la partie «production» de l’usine, dorment des machines, beaucoup de machines, qui attendent probablement une deuxième vie qui ne viendra certainement pas. Certaines ont les pieds dans l’eau, d’autres sont peu à peu en train de rouiller. Un triste spectacle quand on le compare à la photo d’archive vue en début de visite, montrant une travailleuse occupée à sa machine. Une époque où l’usine devait résonner du son des machines, des ouvrières et des ouvriers, de tout un monde aujourd’hui disparu.
Continuant ma promenade, j’explorer le sous-sol de la filature et découvre d’autres machines, du matériel un peu partout, puis un escalier de service me permet de revenir au niveau où j’étais. Passant une porte, je découvre une petite salle remplie de bobines. J’y retrouve Aude, occupée à les prendre en photo.
La visite se termine en documentant différentes salles et machines de la filature. Des pièces déjà vues rapidement lors du repérage fait en tout début de visite, et qui méritent que l’on s’y attarde le temps d’un cliché ou deux. Si cette fin de visite débute dans la pénombre (et les flaques d’eau) la lumière se fait de plus en présente, jusqu’à la sortie, ou Aude, Guillaume et moi sortons à l’air libre, ravis de nous être déplacés dans cette ancienne filature qui renferme encore beaucoup de trésors. Jusqu’à quand ?