![]() |
| |
Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension. |
Cette visite fait suite à celle de l’Institut Tubaria situé sur la même parcelle. Le fait que les deux lieux n’aient pas été construits à la même époque et aient chacun un look distinctif fait que j’ai scindé cette grande visite (celle de l’institut, puis de la villa) en deux reportages séparés. La villa présentée sur cette page était à l’origine un bâtiment Art Nouveau fréquenté par de nombreux poètes. Construite entre 1908 et 1910, elle faisait partie d’un complexe d’établissement thermaux composé d’une dizaine de bâtiments. Aujourd’hui il n’en reste plus que deux : un toujours habité, et un autre, présenté ici. Modernisé dans les années 80 suite à l’établissement à proximité du complexe médical que j’ai nommé «Institut Tubaria», le lieu devient un sanatorium privé pour les clients les plus fortunés. C’est en fin de journée que j’ai effectué la visite de cette villa en compagnie d’Aude et Guillaume, alors que la lumière commençait à sérieusement décliner. Avançant le long d’un chemin encombré de feuilles mortes et où plus personne ne passe depuis des années, mes camarades et moi-même nous demandons si la belle villa (documentée au drone quelques instants auparavant) sera accessible. En effet, de nombreuses plaques ont été apposées sur les vitres, et la porte principale est condamnée. Pourtant, une échelle posée devant l’entrée montre un passage menant au premier étage. Cet accès étant bien trop voyant, nous contournons la villa à la recherche d’un passage derrière… Et c’est le cas ! Aussi fou que cela puisse paraitre, nous trouvons derrière le bâtiment une grande échelle posée contre le mur, et permettant d’accéder par la fenêtre à une salle de bain au deuxième étage. Ni une ni deux nous y grimpons, remontons l’échelle avec nous, la posons contre un mur de la salle de bain, et c’est ainsi que débute la visite… La lumière commençant à décliner, c’est à pas rapides que j’explore la villa, privilégiant les poses longues pour compenser la faible luminosité. Ne sachant pas trop où aller, c’et par hasard que je tombe sur le très bel escalier (qui fut un des premiers de la région à être doté d’un ascenseur) avec ses sublimes vitraux. Dire qu’il y en a à chaque étage ! Seul détail qui me chiffonne avec ces vitraux : ils sont orientés plein nord, donc la lumière y passe très peu, trop peu à mon goût. |
La villa étant composée à 80% de chambres, c’est cela que nous documentons. Et comme pour le complexe médical situé à proximité, nous sommes étonnés qu’il reste encore tant de mobilier et d’objets sur place. Bon, il y a aussi des tags et des dégradations, mais ce bâtiment pourrait très bien revivre un jour. Les vues depuis les balcons sont si belles, la vallée s’ouvre devant nous, reposante… Et, tournant le regarde sur la gauche, on distingue le complexe médical, dont l’architecture tranche beaucoup avec la villa. Lors de l’exploration, Guillaume nous envoie un message dans le Whatsapp commun : une photo de deux bouteilles de Fanta, neuves. Etrange ! Retenez ce détail, il aura son importance plus tard. |
Au dernier étage de la villa, quelques chambres (plus petites) offrent un panorama encore plus beau sur la vallée. Curiosité : dans l’une d’entre elles je trouve une étrange cheminée rouge et blanche d’un goût vraiment kitch. Pourquoi cette cheminée est-elle au milieu de la pièce ? Mystère. Et ces ronds blancs en crépi, si étrange ! |
Mais le kitch n’en a pas fini : à peine deux ou trois pas derrière la cheminée, je découvre une salle de bain où le cahier des charges semble avoir été «Je veux avoir l’impression de me laver ou de faire mes besoins dans un champ de fleurs». Et ça marche à la perfection ! |
La lumière continuant à baisser, je descends dans le hall principal pour le prendre en photo avant qu’il ne fasse complètement nuit. C’est ici que la ville est le plus l’ombre d’elle-même. Plus de tables, plus de fauteuils, juste une jolie architecture malheureusement souillée de tags. |
La visite est-elle terminée ? Il semble que oui, à moins que… Alors que j’ai fini de ranger mon appareil photo dans mon sac, Aude et Guillaume m’invitent à venir voir quelque chose d’intéressant : un piano dans une petite pièce non loin du bar ! Prenant la poussière depuis je ne sais combien d’années, mal en point, il n’en reste pas moins photogénique au possible, et c’est avec un grand plaisir que je ressors tout mon matériel photographique pour essayer de faire honneur à l’antique instrument. |
Cette fois-ci il est temps de repartir. Gravissant les marches, nous
retournons à la salle de bain par laquelle nous sommes entrés. Et
une surprise nous attend : l’échelle n’est plus là ! Enfin, si, elle
est là, mais elle est installée telle que nous l’avons trouvée en
arrivant. Quelqu’un l’a donc forcément remise en place durant notre
visite. Quelqu’un qui était avec nous dans la villa, puisqu’il a forcément
procédé depuis l’intérieur. Mais qui ? Pas Aude, pas Guillaume, pas
moi. Un sans domicile fixe ? C’est l’explication la plus probable,
après tout Guillaume avait bien trouvé à l’étage deux bouteilles de
Fanta neuves. Appartenaient-elles à un sans domicile fixe ? |
Ci-dessous la ville a une date inconnue, au fond de l'image. |