Important : Pour des raisons de confidentialité, de conservation, de sécurité (etc) je ne donnerais pas la localisation de cet endroit. Merci de votre compréhension.

Visite particulière que cette Demeure aux Coquillages. Particulière à plusieurs niveaux : il pleuvait pas mal ce dimanche matin, assez pour être heureux d’avoir pris des bottes pour pouvoir marcher tranquillement sur la pelouse détrempée en sentant ses pieds (et ses chaussettes) au chaud, bien au chaud. Autre chose particulière : c’est la première fois en plus de quinze années d’exploration que je visite un lieu ne comportant aucun (mais alors, aucun, sérieusement) tags. Pas de tags, aucun grafs, et à part un parquet endommagé au rez-de-chaussée, aucune dégradation volontaire. Presque comme si nous étions les premiers à entrer dans un manoir qui n’aurait jamais été visité depuis… Depuis bien la fin des années 90 au vu des documents trouvés sur place.

La visite commence par un salon (vide) dont le parquet a été endommagé (ou volé). C’est la seule pièce dans un si mauvais état, et son intérêt n’étant pas vraiment élevé, je ne l’ai pas photographié. Juste à coté, par contre, il y a une autre pièce vide, enfin pas si vide, puisqu’elle contient un pauvre piano très détérioré. La pièce étant dans le noir complet à cause des volets fermés, c’est par un séance bougies qui débute cette visite.

Continuant à explorer le rez-de-chaussée, c’est vers la cuisine que nos pas nous mènent. Entendant des voix (et surtout, des bruits de clic-clic d’appareil photo rassurants) nous voyons que nous ne sommes pas seuls dans le bâtiment : d’autres explorateurs sont là. C’est mieux que de tomber sur des voleurs, quand même… Le temps d’un rapide coucou, c’est la cuisine que nous découvrons. Surprise : il reste encore beaucoup de choses, je vous laisse voir ça ci-dessous.




Dans la cuisine, une porte mène à une autre cuisine, cette fois plus petite, et visiblement bien plus ancienne. Comme dans la cuisine d’avant, il y a un frigo, contenant ici un jus de tomate datant de 2005. Laissée par les propriétaires ou d’autres explorateurs ? Si le lieu est visité depuis (au moins) 2005 c’est assez fou que le lieu soit aussi bien conservé.





Une fois la cuisine visitée, direction l’étage via un escalier qui craque.



Le premier étage, assez vaste, contient pas mal de pièces plus ou moins jolies, et plus ou moins remplies d’objets divers et variés. Juste au-dessus de la cuisine (visitée plus haut) on découvre ainsi pas mal de pièces utilisées comme débarras ou local technique. Coté débarras : ancienne radio, tableaux, photos, télé, canevas de caniche… Coté technique : outils, outils, et encore des outils, partout. Je n’ai jamais vu autant de choses aussi vieilles et aussi bien conservées. Un vrai trésor, figé dans le temps.






Au premier étage, comme je le disais un peu avant, il y a aussi de jolies pièces, et ces pièces contiennent également de bien belles choses. Des choses recouvertes de poussière, souvent beaucoup de poussière, et surtout de pleines de toiles d’araignées, signe que personne n’y a jamais touché. Assez incroyable à voir, admirez-moi ces fauteuils, ce rasoir doré, ces papiers peints…


A une poignée, accroché là depuis je ne sais combien d’années, un collier de coquillages attends sa propriétaire. Dans une autre pièce, une main en plastique à laquelle il manque un doigt…





Continuant la visite, on découvre une autre pièce bien différente : moins jolie, fonctionnelle au possible, elle semble avoir été habitée dans les années 80 par une personne aimant les comics, Fluide Glacial, Star Trek, le Nouveau Détective, mais surtout, les motos. Dans un placard trône une pile de magazines de motos, une bonne cinquantaine. Mais aussi des affaires, une paire de chaussures, comme si la personne était partie en coup de vent. Un lit avec une couverture en fourrure est également présent, et en bon état. Un départ subit ?


Direction le grenier. Là encore, des pièces vides côtoient des pièces remplies d’objets assez sympathiques. Des malles, des armoires, des vêtements, et dans une petite pièce, un crucifix (brisé, Jésus étant manchot à la suite d’un accident), une ancienne machine à coudre, et surtout, une poupée sans tête…






Ci-dessous, la chaise à bascule d'Amityville. Pas la même chaise, mais la même installation.



Descendant du grenier, je retourne vers le grand escalier, assez joli (et casse-gueule à prendre en photo) qui contient une belle fresque, enfin une fresque qui devait être belle avant que l’humidité ne fasse son travail.




Sortant de la demeure, je me dirige vers ce qui semble être une toute petite construction en briques : surprise, c’est un puits (enfin, ce qu’il en reste, et ne fonctionnant plus depuis une éternité). M’apprêtant à m’en aller, je suis alors surpris de voir qu’à coté il y a un immense jardin non entretenu depuis des années. Du buis, des arbres variés, il y a de tout, et même un terrain de tennis complètement impraticable. Après avoir visité ce jardin, petit moment mignon : sur un muret, m’observant, un chat pas bien réveillé (on est dimanche matin).




C’est tout pour cette visite particulière ! Enfin non ce n’est pas tout, en triant mes photos j’ai trouvé quelque chose d’étrange : sur une photo, dans une pièce, il y a deux bougies posées sur une cheminée, face à un miroir. Chose étrange, le reflet d’une des deux bougies n’apparaît pas. Pourquoi ? Aucune idée, mais ça me file la frousse rien qu’à l’idée de devoir retourner là-bas pour vérifier ça.









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